Il assume le rôle de gardien des traditions et de la collection des objets cultuels et culturels du royaume. Il promeut le rassemblement des sujets du royaume. Passionné par la justice sociale, la vision de son règne est de moderniser son royaume; promouvoir le développement des infrastructures; améliorer les soins de santé et l'éducation; et créer des opportunités pour les jeunes en développant une voie pour l’investissement de la diaspora dans le royaume. De ce fait, depuis son accession au trône, l’agriculture et le tourisme se sont développés de manière exponentielle. Il est membre du Conseil d’Administration de la fondation Patcha and Vice Président de l’Association des Chefs de l’Ouest Cameroun.
Les premières chefferies, fondées au xve siècle dans cette partie du pays bamiléké, le furent sur les hauteurs du plateau de Badoumla, déjà occupées au Néolithique, ainsi qu’en témoignent les résultats de la mission archéologique de F. Paris, en 1974, avec la découverte d’un outillage lithique. Dak (ndak) signifie « bas ». Les terres basses sont traditionnellement réservées à l'élite. La chefferie se situe dans le quartier No. Ndum signifie « au-dessus » ou en « haut »
Bana est un royaume coutumier. La tradition le donne comme fondé en 1379 par l'action de trois chasseurs venus de Mendou (l'actuel Bamedou). C'était un trio composé de Nza Pwandji, Nza Tiayah et Nza Tchokogwé. Plus tard, Nza Pwandji deviendra Fon Tckoko et donnera en mariage sa fille Menkwé à son ami Nza Tchokogwe. De cette union naîtront quatre enfants: Nsialieu, Nanga', Halieu et Tchokogwé. Halieu était un guerrier redoutable et conquérant. Il s’imposa par son courage et la terreur qui semait sur le voisinage. En 1424, Halieu fonde le royaume Bana et lance les conquêtes territoriales.
Dans un ouvrage de Stéphane de Mégahshi, intitulé Bana et publié aux éditions Grassfields en juillet 2014, l'auteur note qu'au commencement, Bana s'appelait « Ndeu » (actuelle concession de la famille Zaaleu à Kap). C'est bien après, et à la faveur des croisades de Fon Halieu, que Ndeu est devenu « Nnée », c'est-à-dire « ceux qui poursuivent », « qui bousculent pour s’installer » ; c'est de Pah Nnée que vient le mot Bana.
Le Royaume est dirige par des chambres qui jouent chacune des rôles importants. Il s’agit notamment de l’association mystique et Secrète appelée le KOUNGAA et des loges et sociétés secrètes dont les membres sont constitues d’héritiers de membres originaires. Parmi ces confréries nous pouvons citer, Pagwap, Nkouga, Komji, Dakop, Chutok, Kossie et Pountet. Certaines de ces chambres sont constituées de personnalités anoblies en vertu de leur contribution au rayonnement du royaume.
La vie du royaume est a animée par des associations d’élites qui siègent à Bana, 1er, 2ème, 3ème, 4ème Samedi du mois et dans les grandes villes et la diaspora. Les jeunes sont regroupes au sein de l’Association des Jeunes Elèves et Etudiants Bana du Cameroun (AJEEBC) Les associations qui ouvrent pour le bien être des populations des Bana sont les suivantes : Banamed, Bana En Avant, Fils et Filles Bana, Bana Notre Héritage, Bana New Génération, Bana New Vision, Conajeb.
Outre Bana proprement dit, la commune comprend les villages suivants: Bakassa, Bandoumkassa, Batcha, Foumbe, Pūmboô, Tentcheu, and Badoumla Ils font partie de cinq groupements : Bana, Badoumkassa, Bakassa, Badoumla, et Batcha. Le groupement Bana est constitué de 20 villages ou quartiers, chefferies de 3e degré : Bakam, Bandoumla, Bapou, Bassoh, Domla-Nsap, Keussieu, Kotou, Lougou, Nylon, Panchi, Pouhkotcha, Poumbo, Soupou, Tcha, Tientcheu 1, Tientcheu 2, Tougou, Toula, Tuma, Yack
Le poste administratif allemand de Bana est établi en 1903, le 10 février 1910, l'administration coloniale allemande instaure à Bana une chefferie supérieure de premier degré. De 1916 à 1920, Bana fut le chef-lieu de la circonscription de l’Ouest sous l’administration française. Cette Circonscription comprenait: la Subdivision de Somo, de Bana et de Foumban. Bana est érigé en district du département du Haut-Nkam en 1961, puis en arrondissement en 1967. Aujourd'hui, Bana est dirigé par le Sa Majeste Feu Sikam Happi V, successeur en 2003 du fon Konchipe Happi IV
Religion Les bana sont Catholique et protestants. Cependant la majorité pratique la spiritualité africaine ancestrale, principalement l’animisme et le respect des ancêtres. La culture La langue parlée dans le village est le Nufi, que les habitants appellent simplement le bana. À Bana, le marché s'effectue une fois par semaine traditionnelle et on appelle cela « le jour du marché ». La semaine traditionnelle a 8 jours (Ntu'Kwa, Ntu'ntaa, Lie'nkwe', Nkaatee, Nzengoo, Ncomntee, Nzingu, Nziso), donc le jour du marché se décale chaque semaine d'un jour par rapport au calendrier grégorien. Les évènements :
Lors du recensement de 2005, la commune comptait 10 254 habitants, dont 2 878 pour Bana Ville, mais il existe aussi une diaspora des émigrés se considérant comme appartenant au village. Les Bana de la diaspora sont concentres en France, en Allemagne, a Londres, aux Etats Unis et au Canada. Ils se regroupent en associations. Le roi nomme un représentant dans chaque région.
La vie du royaume est a animée par des associations d’élites qui siègent à Bana, 1er, 2ème, 3ème, 4ème Samedi du mois et dans les grandes villes et la diaspora. Les jeunes sont regroupes au sein de l’Association des Jeunes Elèves et Etudiants Bana du Cameroun (AJEEBC) Les associations qui ouvrent pour le bien être des populations des Bana sont les suivantes : Banamed, Bana En Avant, Fils et Filles Bana, Bana Notre Héritage, Bana New Génération, Bana New Vision, Conajeb.
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